Le monde de Lady Oscar
Le monde de Lady Oscar

Les autres oeuvres mangas de Riyoko IKEDA

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J'ai été surprise de découvrir combien Riyoko IKEDA a pu être prolifique en termes de production de manga !

Elle a été en général Auteur et Dessinatrice. Mais pour quelques oeuvres, elle fut uniquement l'Auteur en réalisant un fort travail de synthèse et de scénarisation pour des oeuvres à dominante épique.

Ses mangas sont fréquemment sur ses thèmes de prédilection déjà marqué dans Lady Oscar :

  • Manga historique romancé (Lady Oscar, Elizabeth, Napoleon, Jotei Ecatharina...)
  • Manga musico-sentimental (Orpheus no Mado, Shouko no Etude...)
  • Manga sur l'ambiguité des genres et des sentiments amoureux liés (Très cher frère, Claudine...)

Voici un synopsis de quelques unes de ses oeuvres.

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Eikou no Napoléon - Eroica (La Gloire de Napoléon)

 

Le destin de Napoléon Bonaparte, de son ascension avant la Révolution française jusqu’à son invasion (manquée) de la Russie en passant par la Terreur, les campagnes militaires en Italie et son coup d’Etat du 18 brumaire.

 

 

C'est plus une oeuvre historique qu'une oeuvre fictionnelle romancée comme l'est Versailles no Bara :(

 

Mais on retrouve ici les personnages d'Alain ainsi que de Bernard Chatelet et de Rosalie (qui se sont mariés).

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Futari Pocchi

 

Kaoru, issue d’un milieu très modeste (femme au final mais l’ambigüité est à la fois sur l’apparence masculine et sur le nom qui est aussi bien féminin que masculin) doit vivre dans la riche famille de Reiko (une jeune fille aussi), suite au remariage de sa mère avec le père de Reiko. Au départ, ils ne peuvent se supporter l’un l’autre, mais le temps passant Reiko finit par tomber amoureuse de Kaoru avant que la situation ne s’apaise et prenne une autre dimension.

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Jotei Ecatherina   (Catherine la Grande)

 

Basée sur la biographie qu’Henri Troyat écrivit en 1977, Riyoko IKEDA fait revivre le règne de Catherine la Grande, Tsarine de Russie du 18e siècle à travers sa vie, ses amours tumultueux et sa politique. C’est une fresque historique très fidèle au roman original.

 

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Elizabeth  (auteur Riyoko mais pas le dessin !)

 

L’histoire de la Reine Elisabeth 1ère qui gouverna l’Angleterre de 1558 à 1603 (Riyoko s’est, paraît-il, inspiré du film de Shekhar Kapur : « Elisabeth » en 1998 avec Cate Blanchett. NB. Son film « Elisabeth : l’âge d’or » est paru après son manga)

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Porando Hishi Ten no Hate Made 

(L'Histoire secrète de la Pologne - Aux confins des cieux)

 

Riyoko situe le manga dans la seconde moitié du 18e siècle avec (pour une fois!), un homme en tant que protagoniste : le futur général Joseph Poniatowskj. Elle y expose toute sa vie, de sa naissance à son entrée dans l'armée polonaise et la relation avec la seule femme dans sa vie, Vlatuka en passant par la bataille (perdue) contre Napoléon Bonaparte. Mais c'est surtout un contexte historique avec le désir de liberté et d'indépendance (le déchirement géo-politique de la Pologne par 3 fois entre les grandes puissances du moment - Autriche, Russie...) alliée à une histoire d'amour forte.

 

Ceci dit, pour avoir lu les 5 premiers chapitres et le dernier, c'est d'un ennui... Excepté le petit Joseph qui a une enfance crève coeur...

Sinon c'est politiquement compliqué et c'est une narration très linéaire, sans grande passion.

 

Voici les 1ères pages de "Porando Hishi..." traduites en français.

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Shouko no Etude

 

Shouko, une jeune fille, vient de perdre ses deux parents dans un accident de voiture.  Désespérée, elle est reccueilli par son oncle et sa tante, mais elle devra travailler pour eux à plein temps . Commence pour elle une vie difficile, d'humiliations et d'épreuves notamment à cause de la jalousie de son cousin Kaoru. Mais contre toute attente, les sentiments de Kaoru vont changer...
Taketori Monogatari   (Le conte du coupeur de bambou)
 
Riyoko adapte un conte japonais populaire issu du 10e siècle.
Un jour, un vieillard sans enfant coupe du bambou et découvre au sein d'une magnifique et lumineuse tige de bambou un enfant. Heureux, il prend l'enfant avec lui et l'élève.
 
L'enfant grandit et devient une magnifique jeune femme dite Kaguya Hime (Princesse Rayonnante - en raison de la lumière qu’elle répand autour d’elle) et les nouvelles de sa rare beauté se répand dans tout le pays où l'on se presse pour demander sa main.
 

Sa main est demandée par cinq prétendants, à qui elle impose des travaux herculéens qu’aucun d’eux ne peut mener à terme ; elle refuse jusqu’à l’anneau de l’Empereur, et bientôt, elle déclare à son père adoptif qu’elle est une habitante de la Lune, bannie sur la Terre pour une certaine faute, et que, son temps d’épreuve étant écoulé, elle va retourner dans son ancien lieu de vie. En vain le vieillard se répand en protestations pour la retenir, en vain l’Empereur fait placer une garde de deux mille hommes autour de sa maison ; elle est emportée dans un char volant envoyé par son père céleste. Elle laisse, en partant, des lettres d’adieu à son vieux protecteur et lui remet un élixir d’immortalité.

 
 
La Grenade bleue  
(Aoi Zakuro)
 
Riyoko IKEDA situe cette histoire dans une période actuelle avec les chassés croisés de deux âmes tourmentés. 
 
 

Fumio UJIHA visite une exposition de Kuniko HAGI, une femme peintre de 35 ans connue pour sa représentation paranoïaque du zen. Lors de cette visite, Fumio rencontre Kuniko elle-même. Depuis qu'il l'a rencontré, Fumio a commencé à se plaindre de problèmes physiques. Or, il a beau consulter des médecins, il n’a aucun problème biologique.

 

Un de ses collègues lui lance un : "Tu es amoureux de Hagi." Fumio, qui éprouve l’amour pour la première fois, propose soudainement à Kuniko de se marier avec lui. D’abord surprise, elle finit par y songer sérieusement. Sauf que les deux ne sont peut-être pas des étrangers sur fond d'un secret de famille terrible et douloureux. En effet, la mère de Kuniko s'est immolée quand sa fille a malencontreusement révélée l'adultère de son père. De plus, si Fumio fait fondre le cœur de Kuniko et lui donne l’envie de rêver à nouveau, il va inconsciemment la blesser gravement ...


"Je ne dessinerai plus rien", a déclaré KUNIKO, qui découpe la toile. Malheureusement, l’histoire se termine avec son désespoir.


La vie, l'amour et la mort d'un adulte aussi réaliste que cruel. Une mère qui meurt et qui hante Kuniko est un symbole des sentiments horribles de toute femme qui a une faille pronde dans sa relation à l'amour primaire, ici parentale.

 

L'oeuvre de Riyoko IKEDA fait écho à  "La grenade bleue", un tableau exposé au Centre Pompidou d'autant que son auteur était fasciné par l'art asiatique. La première histoire s'ouvre d'ailleurs sur ce tableau.
 
Moto Hagio, mangaka de la même époque que Riyoko IKEDA, aurait dit, à la lecture de la 2e histoire : "C'est un chef-d'œuvre qui reste dans l'histoire du manga féminin"
 
Cette histoire est contenue dans l'antologie, volume 1, paru en 2013. La version originale est "Aoi Zakuro" parue en 1983.
 
Il y a 6 histoires en tout qui mettent en scène les mêmes protagonistes :
Chapitre 1 : Rencontre de Kuniko et Fumio
Chapitre 2 : Poésie de Kuniko
Chapitre 3 : Le passé de Chikako
Chapitre 4 : Le labyrinthe
Chapitre 5 : La passion de Toko
Chapitre 6 : La revanche de Reiko
 
 
 
 
Scène de vent
 
Antologie, volume 2, paru en janvier 2014, qui est la suite de Aoi Zakuro, volume 1.
 
 
Prince Shotoku
 

Une jeune femme prend le destin de son peuple en mains (qui n'est autre que le futur Japon) sous les traits d'un guerrier masculin. Riyoko retrace les grandes périodes de la vie de ce Prince à partir de sa naissance, son dévouement au bouddhisme, son mariage avec Suiko, etc.

 

C'est osé de la part d'IKEDA de dire symboliquement que le Japon a été créé par... des femmes ! Alors que nous sommes sur une culture plutôt masculine encore aujourd'hui. Mais cela correspond bien au féminisme de Riyoko IKEDA.

 

Pour info, ce manga est basé sur des faits historiques. Le prince Shōtoku (574-622 et de sexe masculin) était régent et politicien de la Cour impériale du Japon. Il joua un rôle majeur dans l'implantation au Japon du bouddhisme et de culture chinoise et on dit que c'est lui qui inventa le mot "Japon" + qui en jeta les bases culturelles.

 

Paru en 2012 en 7 tomes.

 
 
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