Le monde de Lady Oscar
Le monde de Lady Oscar

Le viol dans l'oeuvre de R. IKEDA

C’est un thème qui peut choquer pour un shojo manga d’autant que les thèmes sont plutôt l’amour, la liberté, la destinée et la lutte pour être soi-même quand on est une femme (Oscar, Julius, Rei, Kaoru…).

 

C’est en rêvant de « La Fenêtre d’Orphée » avec un mélange cauchemardesque de ce qu’on appelait il y a quelques années ‘les tournantes’ (viols collectifs de jeunes filles dans les caves d’immeuble en disant qu’elles le méritaient parce que c’étaient des s*** + parfois des mutilations) et de quelques images furtives d’un autre manga « Front Mission – Dog Life » sur ce qu’est la guerre, que je me suis mise à reprendre la Fenêtre d’Orphée, partie Russie.

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Rapidement, un viol physique est un acte sexuel imposé à une personne qui, si elle pouvait, l’aurait évité.  Ex. : l’agression sexuelle manifeste, la contrainte sexuelle entre conjoints, l’acte sexuel avec une personne qui n’ose pas dire non, l’acte sexuel avec une personne qui n’est plus en état de dire non (alcool, médicament, sommeil…), etc.

 

Ce thème est un désastre dans « La Fenêtre d’Orphée » notamment incarnée par la belle et discrète Garina qui est le symbole de la sauvagerie humaine aussi bien dans la rue, chez elle ou au travail. Elle meurt enceinte sous le viol et les violences des soldats. On relie tout de suite le destin horrible qui attend la merveilleuse Anastasia dans le goulag entre les horreurs vécues par Klaus & ses compagnons, et la femme qui arrive en prison.

Rien n’est montré, mais la suggestion par les textes et les postures des femmes intègres font plus encore ressortir le caractère barbare et injuste. Et puis, il n’y a aucune justice. Les hommes resteront impunis quelque soit leur niveau social ou le lieu. 

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Dans Lady Oscar, il n’y a rien de tout cela dans le dessin animé bien épuré. A peine, Charlotte de Polignac qui préfère le suicide au mariage avec un vieux pervers qui lui a salit symboliquement la main par un baiser malsain (qu’elle tente d’effacer désespérément dans l’eau de la fontaine de Versailles). Dans le manga, il n’y a pas de viol mais des instants de pré-viols. Et encore, rarement. Il y a SYSTEMATIQUEMENT des actes qui ne vont pas jusque bout + des excuses des hommes fautifs.

 

Ainsi, c’est le cas d’André qui ne peut se contrôler et bascule Oscar sur son lit en arguant de son amour (NB. : il n’y a pas de motif valable pour excuser un viol).

 

C’est le cas de Charlotte de Polignac, citée ci-dessus, mais où perçoit très bien ce que le geste du pervers laisse présager d’autant qu’il lui prend la main de force.

 

C’est le cas d’Oscar qui manque de peu d’être assaillit par les Gardes françaises.

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Pour en revenir à la Fenêtre d’Orphée, j’ai été choqué de la récurrence du viol mais pas consciemment. Il m’a fallut le rêve pour franchir la barrière mentale, très certainement liée au fait qu’un shojo manga est « gentil » et porte en lui de grandes émotions positives (même si l’histoire est tragique).

 

Je ne sais pas ce qui a pu motiver Riyoko à exposer ce thème. S’il est en filigrane dans Lady Oscar, il ne laisse plus aucun doute dans La fenêtre d’Orphée. Il sera aussi présent dans « Ayako » donnant naissance à une jeune femme maléfique (issue d’un viol en prison).

Actualités

Traduction de "Courage", une histoire dérivée de la Fenêtre d'Orphée dans la section qui porte ce nom.

Une histoire d'amour maudite sur  sur 4 générations...

 

Traduction de "Début de printemps", une des 1ères oeuvres d'IKEDA (section Autres)

La phrase...

"J'envie les gens doués, ceux qui ont un talent pour les études, le sport, la baston ou tout simplement une belle gueule. Quand ils restent dans leur coin, on se contente de dire qu'ils sont intransigeants. Mais moi, je suis ordinaire..."

- Yuzuru (Tome 1 de Dilemma)

Evenement...

La Japan'Expo a eu lieu ! Génial évidemment, merci aux cosplayers CDZ d'avoir joué le jeu avec moi sans se connaître:)

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